Commode à façade galbée
Étienne Doirat, Paris, vers 1725
Bois de violette, bronzes dorés, marbre
84,2 × 108 × 52,1 cm62 000 €
Entrée no 218 au registre — 28 août 2026
Jean-Pierre Latz, ébéniste privilégié du roi, Paris, vers 1750. Bâti de chêne, placage de bois de rose en feuilles opposées, bronzes ciselés et dorés au mercure, dessus de marbre brèche. Une des sept commodes de cette forme recensées à ce jour.
Chaque pièce est unique : elle quitte le catalogue le jour où elle est vendue, sa notice reste consultable.
Étienne Doirat, Paris, vers 1725
Bois de violette, bronzes dorés, marbre
84,2 × 108 × 52,1 cm62 000 €
Robert Osmond, mouvement de Robert Robin, vers 1785
Bronze ciselé et doré
62 × 30 × 25,5 cm34 000 €
Sur un dessin de Juste-Aurèle Meissonnier, Paris, 1735-1738
Argent, poinçons de Paris
37,1 × 45,1 × 37,9 cm175 000 €
Manufacture de Sèvres, décor de Charles-Nicolas Dodin, 1756-1757
Porcelaine tendre, fond vert, émaux et or
Hauteur 24,2 cm88 000 €
France, 1745-1749
Métal doré, binets rapportés
24,5 × 14,4 × 14,8 cm9 400 €
René Lalique, 1909-1912
Verre appliqué, coulé et moulé
21 × 29,8 cm16 500 €
Le journal — note d'atelier
Un bronze doré au mercure ne se confond pas avec une redorure moderne, et la différence se lit à l'œil nu pour peu qu'on sache où regarder. L'amalgame est posé au pinceau puis chauffé ; le mercure part en fumée, l'or reste, épais, irrégulier, plus chargé dans les creux que sur les arêtes. Sur la ceinture de la commode de Latz, le pourtour des rinceaux est franchement plus jaune que le sommet des feuilles, poli par deux siècles et demi d'époussetage.
Une dorure électrolytique fait l'inverse : elle est régulière partout, y compris là où l'usage aurait dû la manger. C'est le premier examen que nous conduisons à l'entrée d'une pièce, avant même de démonter une entrée de serrure. Le second est le revers : sur un bronze du XVIIIe siècle, la face cachée porte les traces de lime et les reprises de ciselure que personne n'a jamais eu l'intention de montrer.
Nous publions ici, à mesure, les observations faites pendant l'expertise. Elles ne remplacent pas le certificat mais elles disent ce que nous avons vu, et ce que nous n'avons pas pu établir.
— Cabinet d'expertise de la maison, 21 août 2026
Catalogue
42 pièces au catalogue — 16 affichées. Classement par entrée au registre, la plus récente d'abord.
Par Jean-Pierre Latz, Paris, vers 1750
Chêne, bois de rose, bronzes dorés, marbre brèche
88 × 156,5 × 69,9 cm148 000 €
Par Jean-Henri Riesener, 1783
Chêne, ébène et laque du Japon du XVIIe siècle, bronzes dorés
93,3 × 143,5 × 59,7 cm240 000 €
Par Claude-Charles Saunier, bronzes attribués à Pierre Gouthière, vers 1775-1792
Chêne, bois de corail, placage d'acajou, marbre, bronzes dorés
90,8 × 131,5 × 59,7 cm96 000 €
Par Jean Godde l'aîné, vers 1740-1745
Bronze doré, écaille et laiton sur chêne, cadran d'émail
133,4 × 62,2 × 39,4 cm72 000 €
Par Nicolas Heurtaut, vers 1755
Hêtre sculpté et doré, garniture postérieure
104,7 × 73 × 79,4 cm18 500 €
Jules-Michel Hardouin, Michel II Lange et Pierre Turpin, vers 1725
Bois sculpté et doré, marbre griotte de Campan
92 × 202 × 69,5 cm54 000 €
Manufacture de Sèvres, 1758
Porcelaine tendre, émaux polychromes, or
44,8 × 37,5 × 19,4 cmVendue — juin 2026
Par Jacques-Nicolas Roettiers, 1775-1776
Argent, 7,64 kg
29,8 × 40,6 cm130 000 €
France, vers 1750-1760
Bronze ciselé et doré
116,9 × 50,8 × 27,7 cm26 000 €
Manufacture de Sèvres, 1790
Porcelaine dure, service dit « guirlandes de barbeaux »
3,5 × 12,4 × 7 cm12 800 €
Par Jean-Baptiste-Claude Odiot, vers 1817
Argent doré, d'un service livré au comte Demidoff
24,6 × 11,6 × 9,9 cm21 000 €
Par James Pascall, Angleterre, vers 1740
Bois sculpté et doré, glace ancienne
78 × 186 cm47 000 €
Pages 1 2 3 — 42 pièces
14 photographies au dossier, dont 3 des défauts décrits
Registre no 218 — Mobilier
Par Jean-Pierre Latz (1691-1754)
Paris, vers 1750
148 000 € Prix net, régime de la marge, article 297 A du CGI. Enlèvement en galerie sans frais. Transport chiffré après commande.
| Époque | Louis XV, vers 1750 |
|---|---|
| Attribution | Par Jean-Pierre Latz, estampille sous le marbre |
| Matières | Bâti de chêne, placage de bois de rose, bronzes dorés au mercure, marbre brèche d'Alep |
| Dimensions | H. 88 × L. 156,5 × P. 69,9 cm |
| Masse | 142 kg, marbre déposé 108 kg |
| État | Bon état d'usage. Trois reprises de placage sur le côté droit, une chute refixée, marbre sain |
| Provenance | Collection particulière, Bruxelles, avant 1974 — vente publique, Paris, 2011 — collection particulière, Genève |
La façade est galbée dans les deux sens, ce que les ébénistes du milieu du siècle appellent une commode « en tombeau à la Régence » quand le galbe reste contenu, et « à la Latz » quand il s'ouvre autant qu'ici. Le placage de bois de rose est posé en feuilles opposées, quatre par tiroir, de sorte que le fil dessine un losange centré sur l'entrée de serrure. Ce n'est pas un effet de hasard : chaque feuille a été déroulée dans la même bille, et le raccord tient encore au dixième de millimètre après deux siècles et demi de mouvements du bâti.
Les bronzes sont d'une seule campagne. Les chutes d'angle, les sabots et l'ornement de ceinture partagent le même ciselé au mat, la même dorure épaisse, et présentent au revers les mêmes traces de lime en oblique. Nous avons déposé la chute avant gauche pour photographier le revers : la trace du tenon d'origine est nette, il n'y a pas eu de perçage secondaire.
Le marbre est un brèche d'Alep, veiné de rouge sombre et de gris, épaisseur 27 mm, moulure en doucine. Il n'est ni recoupé ni rapporté : les deux angles avant reprennent exactement le galbe de la caisse, ce qu'un marbre de remplacement ne fait jamais sans un jeu visible.
Trois reprises de placage sont signalées sur le côté droit, à hauteur du deuxième tiroir, dues à un ancien contact humide. Elles sont anciennes, teintées, et se voient à la lumière rasante ; elles sont photographiées en trois vues au dossier. Une chute d'angle a été refixée par nos soins avec une colle réversible. Aucune autre intervention n'a été conduite.
Même atelier, même décennie, ou même destination d'usage.
France, vers 1771-1773
Pin et chêne plaqués de citronnier, palissandre, thuya, bronzes dorés
94 × 152,1 × 64,5 cm84 000 €
France, vers 1730-1740
Bois doré, dessus de marbre
83,9 × 161,3 × 73,7 cm39 000 €
Manufacture de Sèvres, vers 1755-1760, monture vers 1760-1775
Porcelaine tendre, bronze doré
Hauteur 26 cm28 000 €