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Grand Salon de l’hôtel de Tessé, Paris, vers 1768-1772
Grand Salon de l’hôtel de Tessé, quai Voltaire, Paris VIIe — boiseries de Nicolas Huyot, vers 1768-1772The Metropolitan Museum of Art — domaine public

Cabinet ouvert du mardi au samedi — 11, rue de Beaune, Paris VIIe

Trente-six pièces au registre.
Chacune est la seule.

Une pièce n’entre au registre qu’après avoir été démontée, pesée, mesurée et photographiée défaut par défaut. Ce qui est écrit ici a été vu. Ce qui n’a pas été vu n’est pas écrit.

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Entrée du jour — No 231, 28 août 2026

Commode en tombeau
Commode en tombeau marqueterie de bois de rose
Par Jean-Pierre Latz, Paris, vers 1750
148 000 € 88,0 × 156,5 × 69,9 cm Disponible
36 pièces au registre 4 entrées en août 2026 16 photographies par pièce au dossier 23 pièces sous la formule « par »

Entrées récentes

Les 36 pièces
MobilierNo 230
Commode en laque de Chine, Paris, vers 1750-1765

Commode en laque de Chine décor de pavillons et de figures

Attribué à Adrien Faizelot Delorme, Paris, vers 1750-1765

Bâti de chêne, laque noire à décor en relief, bronzes dorés, dessus de marbre

89,6 × 128,3 × 81,9 cm92 000 €
MobilierNo 229
Secrétaire à abattant, Paris, 1783

Secrétaire à abattant panneaux de laque du Japon du XVIIᵉ siècle

Par Jean-Henri Riesener, Paris, 1783

Chêne plaqué d'ébène et de laque du Japon, intérieurs de bois de rose et d'amarante, bronzes dorés

93,3 × 143,5 × 59,7 cm240 000 €
MobilierNo 228
Cabinet à hauteur d'appui, Paris, vers 1690

Cabinet à hauteur d'appui marqueterie de laiton et d'écaille

Par André-Charles Boulle, Paris, vers 1690

Bâti de chêne, placage d'ébène, marqueterie de laiton et d'écaille de tortue, bronzes dorés, dessus de marbre vert

101,3 × 117,6 × 50,0 cm186 000 €
MobilierNo 227
Commode à ressaut, Paris, vers 1775-1792

Commode à ressaut placage d'acajou et de bois de corail

Attribué à Claude-Charles Saunier, Paris, vers 1775-1792

Bâti de chêne, bois de corail, placage d'acajou, bronzes dorés, dessus de marbre

90,8 × 131,5 × 59,7 cm96 000 €
MobilierNo 225
Commode à vantaux, Neuwied, vers 1775-1779

Commode à vantaux marqueterie de bois indigènes teintés

Par David Roentgen, Neuwied, vers 1775-1779

Chêne, pin, noyer et merisier plaqués de charme teinté, bois de rose, houx et érable, bronzes dorés

89,5 × 135,9 × 69,2 cm168 000 €
MobilierNo 223
Console à console, Paris, vers 1725

Console à console bois sculpté et doré, marbre griotte de Campan

Par Jules-Michel Hardouin, Paris, vers 1725

Bois sculpté et doré à l'eau, dessus de marbre griotte de Campan

92,0 × 202,0 × 69,5 cmSous option — 22 min

Le journal — 2 septembre 2026

« Par », « attribué à »,
« atelier de »

Trois mots, trois promesses, et une seule d’entre elles engage l’auteur. Le décret du 3 mars 1981 les définit à la ligne près. Nous les employons comme il les définit, et nous disons laquelle nous portons sur chaque pièce.

Lire le billet

Trumeau et commode dans le Grand Salon de l’hôtel de Tessé
Grand Salon de l’hôtel de Tessé — The Metropolitan Museum of Art, domaine public

Ce que la maison garantit

Trois textes, pas trois arguments

La formule d’attribution

Chaque pièce porte l’une des formules du décret no 81-255 du 3 mars 1981. « Par » garantit que l’auteur nommé est bien l’auteur (art. 3). « Attribué à » garantit l’époque et des présomptions sérieuses, pas l’auteur (art. 4). « Atelier de » garantit l’exécution sous la direction du maître (art. 5). « D’après » n’engage rien (art. 7). La formule figure au cartel de chaque pièce, jamais dans un paragraphe de vente.

Le régime fiscal

Un objet d’antiquité est un bien meuble de plus de cent ans d’âge (CGI, ann. III, art. 98 A, IV). Nos ventes relèvent du régime de la marge, art. 297 A du code général des impôts : la TVA ne peut pas figurer sur la facture (art. 297 E) et l’acquéreur ne peut pas la récupérer (art. 297 D). La facture porte la référence au régime, comme l’exige l’art. 242 nonies A de l’annexe II. Les prix affichés sont nets.

Le protocole photographique

Seize prises de vue par pièce, en lumière continue, sur fond d’atelier gris. Aucune retouche, aucun détourage, aucun fond remplacé. Le champ de l’atelier est prolongé jusqu’au bord du cadre, jamais substitué : nous relevons neuf valeurs le long du bord de la photographie et nous peignons le vide avec elles. Une prise de vue faite ailleurs qu’à l’atelier ne rentre pas dans le registre : elle reste une illustration, à son cadrage d’origine.

Écran 2 — Le registre, avec ses entrées d’index/pieces/
36 pièces — rang 1 à 12
Classement : entrée au registre, la plus récente d’abord
MobilierNo 231
Commode en tombeau, Paris, vers 1750

Commode en tombeau marqueterie de bois de rose

Par Jean-Pierre Latz, Paris, vers 1750

Bâti de chêne, placage de bois de rose, bronzes ciselés et dorés, dessus de marbre brèche

88,0 × 156,5 × 69,9 cm148 000 €
MobilierNo 230
Commode en laque de Chine, Paris, vers 1750-1765

Commode en laque de Chine décor de pavillons et de figures

Attribué à Adrien Faizelot Delorme, Paris, vers 1750-1765

Bâti de chêne, laque noire à décor en relief, bronzes dorés, dessus de marbre

89,6 × 128,3 × 81,9 cm92 000 €
MobilierNo 229
Secrétaire à abattant, Paris, 1783

Secrétaire à abattant panneaux de laque du Japon du XVIIᵉ siècle

Par Jean-Henri Riesener, Paris, 1783

Chêne plaqué d'ébène et de laque du Japon, intérieurs de bois de rose et d'amarante, bronzes dorés

93,3 × 143,5 × 59,7 cm240 000 €
MobilierNo 228
Cabinet à hauteur d'appui, Paris, vers 1690

Cabinet à hauteur d'appui marqueterie de laiton et d'écaille

Par André-Charles Boulle, Paris, vers 1690

Bâti de chêne, placage d'ébène, marqueterie de laiton et d'écaille de tortue, bronzes dorés, dessus de marbre vert

101,3 × 117,6 × 50,0 cm186 000 €
MobilierNo 227
Commode à ressaut, Paris, vers 1775-1792

Commode à ressaut placage d'acajou et de bois de corail

Attribué à Claude-Charles Saunier, Paris, vers 1775-1792

Bâti de chêne, bois de corail, placage d'acajou, bronzes dorés, dessus de marbre

90,8 × 131,5 × 59,7 cm96 000 €
MobilierNo 226
Commode en bois de violette, Paris, vers 1725

Commode en bois de violette bronzes dorés, dessus de marbre

Attribué à Étienne Doirat, Paris, vers 1725

Bois de violette, bronzes dorés, dessus de marbre

84,2 × 108,0 × 52,1 cmVendue — juin 2026
MobilierNo 225
Commode à vantaux, Neuwied, vers 1775-1779

Commode à vantaux marqueterie de bois indigènes teintés

Par David Roentgen, Neuwied, vers 1775-1779

Chêne, pin, noyer et merisier plaqués de charme teinté, bois de rose, houx et érable, bronzes dorés

89,5 × 135,9 × 69,2 cm168 000 €
MobilierNo 224
Commode en bois de citronnier, Paris, vers 1771-1773

Commode en bois de citronnier marqueterie de thuya et filets d'ivoire

Ébéniste non identifié, Paris, vers 1771-1773

Pin et chêne plaqués de bois de citronnier, bois de rose, frêne et thuya, ivoire, bronzes dorés

94,0 × 152,1 × 64,5 cm88 000 €
MobilierNo 223
Console à console, Paris, vers 1725

Console à console bois sculpté et doré, marbre griotte de Campan

Par Jules-Michel Hardouin, Paris, vers 1725

Bois sculpté et doré à l'eau, dessus de marbre griotte de Campan

92,0 × 202,0 × 69,5 cmSous option — 22 min
MobilierNo 222
Bureau de toilette, Paris, vers 1755-1785

Bureau de toilette plateau de porcelaine tendre de Sèvres

Par Martin Carlin, Paris, vers 1755-1785

Marqueterie de bois, bronzes dorés, plateau de porcelaine tendre de Sèvres

77,5 × 43,2 cm112 000 €
MobilierNo 221
Armoire à deux corps, Provinces-Unies, vers 1625-1650

Armoire à deux corps placage d'ébène et de palissandre

Ébéniste non identifié, Provinces-Unies, vers 1625-1650

Chêne plaqué d'ébène et de palissandre

244,5 × 224,3 × 85,2 cm38 000 €
MobilierNo 220
Cabinet à incrustations, Milan, vers 1895

Cabinet à incrustations métal, parchemin peint, glaces

Par Carlo Bugatti, Milan, vers 1895

Bois à incrustations de métal, parchemin peint, portes vitrées et miroir

224,5 × 141,0 × 55,3 cm46 000 €
Mode registre — le même fonds, 36 lignes, pour l’œil qui compare Cotes en centimètres, hauteur × largeur × profondeur
NoNatureDésignationAttribution Origine et dateCotesÉtatPrix net
No 231 Mobilier Commode en tombeau marqueterie de bois de rose Par Jean-Pierre Latz Paris, vers 1750 88,0 × 156,5 × 69,9 cm Disponible 148 000 €
No 230 Mobilier Commode en laque de Chine décor de pavillons et de figures Attribué à Adrien Faizelot Delorme Paris, vers 1750-1765 89,6 × 128,3 × 81,9 cm Disponible 92 000 €
No 229 Mobilier Secrétaire à abattant panneaux de laque du Japon du XVIIᵉ siècle Par Jean-Henri Riesener Paris, 1783 93,3 × 143,5 × 59,7 cm Disponible 240 000 €
No 228 Mobilier Cabinet à hauteur d'appui marqueterie de laiton et d'écaille Par André-Charles Boulle Paris, vers 1690 101,3 × 117,6 × 50,0 cm Disponible 186 000 €
No 227 Mobilier Commode à ressaut placage d'acajou et de bois de corail Attribué à Claude-Charles Saunier Paris, vers 1775-1792 90,8 × 131,5 × 59,7 cm Disponible 96 000 €
No 226 Mobilier Commode en bois de violette bronzes dorés, dessus de marbre Attribué à Étienne Doirat Paris, vers 1725 84,2 × 108,0 × 52,1 cm Vendue juin 2026
No 225 Mobilier Commode à vantaux marqueterie de bois indigènes teintés Par David Roentgen Neuwied, vers 1775-1779 89,5 × 135,9 × 69,2 cm Disponible 168 000 €
No 224 Mobilier Commode en bois de citronnier marqueterie de thuya et filets d'ivoire Ébéniste non identifié Paris, vers 1771-1773 94,0 × 152,1 × 64,5 cm Disponible 88 000 €
No 223 Mobilier Console à console bois sculpté et doré, marbre griotte de Campan Par Jules-Michel Hardouin Paris, vers 1725 92,0 × 202,0 × 69,5 cm Sous option 64 000 €
No 222 Mobilier Bureau de toilette plateau de porcelaine tendre de Sèvres Par Martin Carlin Paris, vers 1755-1785 77,5 × 43,2 cm Disponible 112 000 €
No 221 Mobilier Armoire à deux corps placage d'ébène et de palissandre Ébéniste non identifié Provinces-Unies, vers 1625-1650 244,5 × 224,3 × 85,2 cm Disponible 38 000 €
No 220 Mobilier Cabinet à incrustations métal, parchemin peint, glaces Par Carlo Bugatti Milan, vers 1895 224,5 × 141,0 × 55,3 cm Disponible 46 000 €
No 219 Mobilier Miroir d'applique écaille, argent et ivoire teinté vert Par Johann Valentin Gevers Augsbourg, vers 1710 200,3 × 101,0 cm Disponible 128 000 €
No 218 Mobilier Trumeau de cheminée bois sculpté et doré Par James Pascall Angleterre, vers 1740 78,0 × 186,0 cm Disponible 42 000 €
No 217 Sièges Prie-Dieu chêne mouluré, sans reprise Ébéniste non identifié France, milieu du XVIIIᵉ siècle 80,0 × 94,6 × 81,9 cm Disponible 6 800 €
No 216 Sièges Fauteuil à la reine bois sculpté et doré Attribué à Nicolas Heurtaut Paris, vers 1755 104,7 × 73,0 × 79,4 cm Disponible 28 000 €
No 215 Horlogerie Pendule en cartel bronze doré, écaille sur marqueterie de laiton Par Jean Godde l'aîné Paris, vers 1740-1745 133,4 × 62,2 × 39,4 cm Disponible 58 000 €
No 214 Horlogerie Cartel d'applique bronze ciselé et doré Auteur non identifié Paris, vers 1750-1760 116,9 × 50,8 × 27,7 cm Disponible 34 000 €
No 213 Horlogerie Pendule de cheminée bronze doré, mouvement de Robert Robin Par Robert Osmond Paris, vers 1785 62,0 × 30,0 × 25,5 cm Disponible 26 000 €
No 212 Orfèvrerie Pot-à-oille couvert sur plateau argent, modèle de Meissonnier Par Juste-Aurèle Meissonnier Paris, 1735-1738 37,1 × 45,1 × 37,9 cm Disponible 310 000 €
No 211 Orfèvrerie Terrine couverte argent, service du duc d'Orléans Par Jacques-Nicolas Roettiers Paris, 1775-1776 29,8 × 40,6 cm Disponible 185 000 €
No 210 Orfèvrerie Aiguière vermeil, modèle à l'antique Par Jean-Baptiste Claude Odiot Paris, vers 1817 24,6 × 11,6 × 9,9 cm Disponible 42 000 €
No 209 Orfèvrerie Coupe-nautile vermeil et coquille de nautile Par Cornelis Jansz van der Burch Delft, 1607 33,3 × 10,6 × 20,1 cm Disponible 96 000 €
No 208 Orfèvrerie Coupe couverte argent et vermeil, reliefs repoussés Par Johann Andreas Thelot Augsbourg, 1688 40,0 cm Disponible 54 000 €
No 207 Orfèvrerie Coupe de présentation vermeil, d'après un dessin de Virgil Solis D’après Virgil Solis Allemagne, milieu-fin du XVIᵉ siècle 50,8 × 20,4 cm Disponible 78 000 €
No 206 Céramique Pot-pourri à vaisseau porcelaine tendre de Sèvres Par Manufacture de Sèvres Sèvres, 1758 44,8 × 37,5 × 19,4 cm Disponible 420 000 €
No 205 Céramique Terrine du roi porcelaine tendre, décor attribué à Dodin Par Manufacture de Sèvres Sèvres, 1756-1757 24,2 × 22,6 × 16,5 cm Disponible 68 000 €
No 204 Céramique Vase à monter porcelaine tendre bleu céleste, monture de bronze doré Par Manufacture de Sèvres Sèvres, vers 1755-1760 ; monture vers 1760-1775 26,0 cm Disponible 74 000 €
No 203 Céramique Paire de salières doubles porcelaine dure de Sèvres Par Manufacture de Sèvres Sèvres, 1790 3,5 × 12,4 × 7,0 cm Disponible 9 600 €
No 202 Céramique Pyramide à fleurs faïence de Delft, décor en camaïeu bleu Par Adrianus Kocx Delft, vers 1690 95,0 cm Disponible 58 000 €
No 201 Céramique Aiguière de Saint-Porchaire terre blanche à décor incrusté Auteur non identifié France, vers 1540-1567 35,6 × 13,7 cm Disponible 145 000 €
No 200 Céramique Coupe couverte de Bohême verre taillé et gravé à la roue Auteur non identifié Bohême, vers 1715 48,0 × 16,3 cm Disponible 18 000 €
No 199 Céramique Surtout de table verre à inclusions, monture de bronze doré Par Eugène Rousseau Paris, vers 1880 13,3 × 48,0 × 28,2 cm Disponible 36 000 €
No 198 Luminaire Paire de torchères bois doré sur apprêt Par Thomas Chippendale Angleterre, vers 1773 154,0 × 56,0 × 51,0 cm Disponible 88 000 €
No 197 Luminaire Paire de candélabres acier taillé, décor d'or et d'argent Auteur non identifié Toula, vers 1790-1795 40,7 × 24,8 cm Disponible 46 000 €
No 196 Luminaire Paire de flambeaux bronze doré Auteur non identifié Paris, 1745-1749 24,5 × 14,4 × 14,8 cm Disponible 14 500 €
Écran 3 — Fiche d’une pièce/pieces/cabinet-boulle-1690

Vue 01 — Face

Cabinet à hauteur d'appui, face
Cabinet à hauteur d'appui, vue 02 — Trois quarts gauche
02 Trois quarts gauche
Cabinet à hauteur d'appui, vue 03 — Trois quarts droit
03 Trois quarts droit
Cabinet à hauteur d'appui, vue 04 — Côté gauche, médaillon
04 Côté gauche, médaillon
Cabinet à hauteur d'appui, vue 05 — Côté droit
05 Côté droit
Cabinet à hauteur d'appui, vue 06 — Porte ouverte, six tiroirs
06 Porte ouverte, six tiroirs
Cabinet à hauteur d'appui, vue 07 — Dos, bâti de chêne
07 Dos, bâti de chêne

Sept vues publiées sur seize photographies au dossier, dont trois des défauts décrits. Lumière continue, aucune retouche, aucun détourage, aucun fond remplacé : le champ d’atelier est prolongé jusqu’au bord du cadre, il n’est pas substitué. Les vues 06 et 07 sont celles qu’on ne montre pas d’habitude — l’intérieur et le dos.

Entrée no 228 au registre — 12 août 2026

Cabinet à hauteur d’appui
en marqueterie de laiton et d’écaille

Par André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste du roi
Paris, vers 1690

Formule : « par » — l’auteur est garanti (décret no 81-255 du 3 mars 1981, art. 3). « Par », « attribué à » et « atelier de » n’engagent pas la même garantie ; nous n’écrivons que celle que nous pouvons tenir.

Prix net186 000 €

Régime de la marge, art. 297 A du CGI. La TVA n’apparaît pas sur la facture (art. 297 E) et n’est pas récupérable par l’acquéreur (art. 297 D).

L’option est gratuite, sans engagement, et personne d’autre ne peut acheter la pièce pendant ce temps. Elle se libère seule, sans que nous ayons à intervenir. C’est le seul décompte affiché sur ce site.

Caractéristiques

Époque
Louis XIV, vers 1690
Attribution
Par André-Charles Boulle — art. 3
Matières
Bâti de chêne, placage d’ébène, marqueterie de laiton et d’écaille de tortue, bronzes ciselés et dorés, dessus de marbre vert
Cotes
H. 101,3 × L. 117,6 × P. 50,0 cm
Cote de chant
50,0 cm — la plus petite dimension au passage
Masse
96 kg, marbre déposé 71 kg — pesée du 14 août 2026
Marbre
Vert de mer, épaisseur 22 mm, moulure en doucine, non recoupé
Inventaire
BEA-228-1690-CAB

Passage — calculé, pas promis

La porte la plus étroite que vous nous déclarez fait 73 cm. La cote de chant du cabinet est de 50,0 cm ; avec 2 cm de jeu d’emballage, il faut 52,0 cm : il reste 21,0 cm. La plus grande dimension, 117,6 cm, est à comparer à la diagonale de 164,0 cm d’une cabine d’ascenseur NF EN 81-70 de type 1 : il reste 46,4 cm. Le cabinet passe sans démontage. Le marbre se dépose en deux minutes et se transporte à plat, à part.

Ces trois chiffres sont calculés, pas rédigés. Le convoyeur les confirme sur place avant l’enlèvement ; s’il ne les confirme pas, la commande est annulée et remboursée.

Notice

Rédigée le 14 août 2026, après démontage

Le cabinet est monté en première partie : le fond est d’écaille de tortue teintée de rouge, le dessin est découpé dans le laiton et posé dessus. Le revers de la porte, visible en vue 06, est monté en contre-partie — le même dessin, les deux matières inversées. Les deux panneaux sortent de la même découpe, faite en une seule fois sur la pile : c’est la manière de l’atelier, et c’est ce qui explique que le trait ne varie d’aucun côté.

La façade est droite, en légère avancée sur la partie centrale, ce qui distingue ce meuble des cabinets à ressaut plus tardifs. Huit tiroirs de part et d’autre de la porte, chacun ceint d’un encadrement de laiton gravé au burin : les tailles sont d’origine, elles n’ont pas été rechargées. Le laiton a pris sa patine brune sans être repoli, ce qui ne se rattrape pas une fois qu’on l’a fait.

Le panneau central figure une scène pastorale en marqueterie de bois et d’étain sur fond d’écaille. Deux soulèvements d’écaille ont été signalés au relevé d’état, l’un en partie basse à gauche du cadre, l’autre à l’angle supérieur droit du panneau : recollés à la colle de poisson réversible, sans dépose du placage, en février 2026. La photographie avant intervention est au dossier.

Les six pieds sont en boule aplatie, tournés dans l’ébène et non plaqués. Le pied arrière droit a été refixé : le tenon d’origine était fendu sur deux centimètres, il a été flipoté à l’ébène, pas remplacé. Le meuble ne bascule sur aucun de ses appuis, mesuré à la règle sur un sol dressé.

Le dos, en vue 07, est un bâti de chêne assemblé à panneaux, ni plaqué ni teinté. C’est ainsi que Boulle les livrait : le dos d’un cabinet de cette époque ne se voyait pas, et un dos plaqué est presque toujours le signe d’une remise à neuf du XIXe siècle. Deux traces de fixation murale anciennes, rebouchées.

Le dessus de marbre vert est celui du meuble : il épouse le ressaut de la façade au dixième, ce qu’un marbre rapporté ne fait jamais sans laisser un jeu. Épaisseur 22 mm, moulure en doucine, un éclat ancien de 6 mm à l’angle arrière gauche, laissé tel quel.

Marques

Aucune estampille. Boulle meurt en 1732 ; l’estampille n’est rendue obligatoire par les statuts de la jurande parisienne qu’en 1743 et n’est réellement appliquée qu’après 1751. L’absence de marque n’est donc pas un défaut d’attribution ici, c’est la règle de l’époque. L’attribution repose sur le dessin de la marqueterie, sur le profil des bronzes et sur la chaîne de possession, pas sur un poinçon.

Deux marques modernes : une étiquette de collection au dos, à l’encre brune, illisible sous la loupe binoculaire, photographiée au dossier ; un numéro d’inventaire peint en blanc sous la traverse arrière, visible en vue 07. Nous ne les avons pas effacés.

Provenance

Collection du baron Nathaniel de Rothschild, Vienne, avant 1905 — par descendance — collection particulière, Londres, 1974 — vente publique, Paris, 2009 — collection particulière, Genève.

Aucune trace documentaire antérieure à 1905 n’a été retrouvée. Nous ne complétons pas une chaîne de possession par déduction : un cabinet de Boulle a forcément eu un premier propriétaire, mais nous ne savons pas lequel, et nous préférons l’écrire. Le dossier de provenance est communiqué avant la vente, avec ses trous.

Avant de l’installer

L’écaille et le laiton ne travaillent pas au même rythme : c’est l’écart d’hygrométrie qui décolle une marqueterie Boulle, pas le temps. Hygrométrie souhaitable 45 à 60 %, stable ; jamais à moins de 1,5 m d’un radiateur, d’un conduit de chauffage au sol ou d’une baie exposée au sud.

Entretien : chiffon sec sur la marqueterie, cire d’abeille incolore deux fois l’an sur l’ébène uniquement, jamais sur le laiton. Aucun produit siliconé, aucun aérosol, aucun nettoyant à base d’ammoniaque — une seule application suffit à rendre une reprise de colle impossible pendant vingt ans. Les tiroirs se manœuvrent à vide le premier mois, deux fois par semaine, le temps que le bois se règle sur la pièce.

Conditions

Les mêmes pour les 36 pièces
Enlèvement
11, rue de Beaune, Paris VIIe, sans frais, du mardi au samedi. Deux personnes nécessaires, marbre déposé sur place et emballé à part.
Transport
Devis de convoyage sous 48 heures après commande, sur mesure, caisse-navette ou couverture selon la destination. Le devis est présenté avant tout débit : s’il est refusé, la commande est annulée et remboursée intégralement.
Rétractation
Quatorze jours à compter de la réception, art. L. 221-18 du code de la consommation. Frais de renvoi à votre charge, estimés 1 450 € pour Paris intra-muros, emballage caisse compris.
Garantie légale
Garantie légale de conformité, art. L. 217-3 et suivants. Pour un bien d’occasion, les défauts qui apparaissent dans les douze mois suivant la délivrance sont présumés antérieurs à la vente (art. L. 217-7, al. 2). Les défauts décrits et photographiés au dossier ne sont pas couverts par cette présomption : ils sont vendus avec la pièce.
Facture
Facture détaillée remise à la demande, avec la nature, la composition, l’origine et l’ancienneté (décret no 81-255, art. 1er). Elle porte la référence au régime de la marge et ne fait apparaître aucune TVA.

Dans le même goût

Trois pièces du registre
MobilierNo 229
Secrétaire à abattant, Paris, 1783

Secrétaire à abattant panneaux de laque du Japon du XVIIᵉ siècle

Par Jean-Henri Riesener, Paris, 1783

Chêne plaqué d'ébène et de laque du Japon, intérieurs de bois de rose et d'amarante, bronzes dorés

93,3 × 143,5 × 59,7 cm240 000 €
MobilierNo 219
Miroir d'applique, Augsbourg, vers 1710

Miroir d'applique écaille, argent et ivoire teinté vert

Par Johann Valentin Gevers, Augsbourg, vers 1710

Chêne et pin plaqués d'écaille, argent et vermeil, ivoire teinté vert, glace au mercure

200,3 × 101,0 cm128 000 €
HorlogerieNo 215
Pendule en cartel, Paris, vers 1740-1745

Pendule en cartel bronze doré, écaille sur marqueterie de laiton

Par Jean Godde l'aîné, Paris, vers 1740-1745

Caisse de bronze doré, chêne, écaille sur laiton ; cadran d'émail blanc ; mouvement de laiton et d'acier

133,4 × 62,2 × 39,4 cm58 000 €
Écran 4 — Panier/panier/
  1. 1 Panier
  2. 2 Coordonnées
  3. 3 Enlèvement ou convoyage
  4. 4 Paiement
  5. 5 Confirmation

Deux pièces retenues

Chacune existe en un exemplaire
Cabinet à hauteur d'appui

No 228 — Mobilier

Cabinet à hauteur d'appui marqueterie de laiton et d'écaille

Par André-Charles Boulle, Paris, vers 1690

101,3 × 117,6 × 50,0 cm · enlèvement rue de Beaune ou convoyage sur devis

Disponible

186 000 €

Pendule de cheminée

No 213 — Horlogerie

Pendule de cheminée bronze doré, mouvement de Robert Robin

Par Robert Osmond, Paris, vers 1785

62,0 × 30,0 × 25,5 cm · enlèvement rue de Beaune ou convoyage sur devis

Sous option — 22 min restantes

26 000 €

Le panier ne réserve rien. Une pièce reste achetable par un autre client tant que la commande n’est pas payée. Seule l’option de trente minutes la retient, et elle se libère seule. C’est la conséquence directe du fonds : il n’y a jamais de second exemplaire à proposer.

Une pièce retirée du panier redevient disponible immédiatement, sans délai de reprise.

Écran 5 — Journal/journal/par-attribue-a-atelier-de

Le journal — Billet no 41 — 2 septembre 2026 — 6 minutes

« Par », « attribué à », « atelier de » : trois mots, trois promesses

Un décret de 1981 fixe ce que chacun de ces mots engage. Il tient en huit articles, personne ne le lit, et c’est pourtant lui qui sépare un meuble à quatre-vingt-dix mille euros d’un meuble à deux cent quarante mille.

Rédigé au cabinet, 11 rue de Beaune Quatre pièces du registre citées
Boiserie de l’hôtel de Lauzun, Paris, vers 1770
Boiserie de l’hôtel de Lauzun, Paris, vers 1770 — chêne sculpté et peintThe Metropolitan Museum of Art — domaine public

Un client nous a demandé un jour pourquoi deux commodes de la même année, de la même qualité de bronze et du même bois, ne portaient pas le même prix. La réponse tenait dans deux mots du cartel. L’une était vendue « par » un ébéniste, l’autre « attribué à » ce même ébéniste. Ce n’est pas une nuance de rédaction, c’est une différence de garantie, et elle est écrite dans un texte réglementaire que tout marchand professionnel est censé appliquer.

Ce que dit le texte

Le décret no 81-255 du 3 mars 1981 sur la répression des fraudes en matière de transactions d’œuvres d’art et d’objets de collection — on l’appelle décret Marcus — définit un vocabulaire et l’engagement qui va avec. Il vise les vendeurs, habituels ou occasionnels, et les officiers ministériels qui procèdent aux ventes publiques.

Son article premier impose de remettre, à l’acheteur qui le demande, une facture portant les spécifications avancées quant à la nature, la composition, l’origine et l’ancienneté de la chose vendue. Autrement dit : ce qui est écrit dans une annonce doit pouvoir être réécrit sur une facture. C’est le premier filtre, et il élimine beaucoup d’adjectifs.

L’article 3 traite de la signature, de l’estampille, et des termes « par » et « de » : leur emploi entraîne la garantie que l’artiste mentionné est effectivement l’auteur. Sauf réserve expresse sur l’authenticité, écrite noir sur blanc.

L’article 4 définit « attribué à » : l’œuvre a été exécutée pendant la période de production de l’artiste mentionné, et des présomptions sérieuses le désignent comme l’auteur vraisemblable. Deux garanties, donc — l’époque, et le sérieux de la présomption. Pas l’auteur.

L’article 5 traite d’« atelier de » : l’œuvre a été exécutée dans l’atelier du maître cité, ou sous sa direction. L’article 6 traite d’« école de ». Et l’article 7 retire toute garantie d’identité d’artiste, de date et d’école aux expressions « dans le goût de », « style », « manière de », « genre de », « d’après » et « façon de ».

Un mot qui garantit moins n’est pas un mot qui vaut moins. C’est un mot qu’on peut tenir.

Ce que ça change sur une facture

Le cabinet inscrit au registre sous le no 228 est vendu par André-Charles Boulle. Il n’est pas estampillé — il ne peut pas l’être, l’estampille n’est obligatoire à Paris qu’à partir des statuts de 1743 et Boulle est mort en 1732. La garantie de l’article 3 ne repose donc sur aucune marque : elle repose sur le dessin de la marqueterie, sur le profil des bronzes, sur une chaîne de possession qui remonte à 1905 et s’arrête là. Nous l’écrivons, et nous l’assumons sur la facture.

La commode en laque no 230 est vendue attribuée à Adrien Faizelot Delorme. Elle n’est pas estampillée non plus, mais elle est postérieure à 1751, donc l’absence de marque compte contre l’attribution et non pour elle. Nous garantissons l’époque et le sérieux de la présomption ; nous ne garantissons pas la main. Le prix en tient compte, et il n’y a rien à négocier là-dessus : c’est la garantie qui est différente, pas la qualité du meuble.

La commode no 227 cumule les deux registres. Le meuble est attribué à Claude-Charles Saunier ; ses bronzes, eux, sont dans le goût de Pierre Gouthière. Le second membre de phrase n’engage rien du tout, et il faut le lire comme tel. Beaucoup de descriptions du marché s’arrêtent au nom de Gouthière et laissent l’acheteur faire le reste du chemin. Nous préférons écrire la formule complète, même quand elle refroidit.

Ce qu’on ne peut pas écrire

La coupe no 207 est d’après un dessin de Virgil Solis. C’est la formule la plus faible de l’échelle : elle ne garantit ni l’auteur, ni l’atelier, ni l’école. Elle dit exactement ce qu’elle dit — quelqu’un a exécuté un objet à partir d’un modèle gravé qui circulait. Rien de moins, rien de plus.

Et lorsqu’une pièce ne permet même pas cela, nous laissons « auteur non identifié ». Huit pièces sur trente-six sont dans ce cas. Nous n’avons pas trouvé, nous cherchons encore, et si nous trouvons, la fiche est modifiée et la date de modification apparaît. Une attribution qui apparaît un jour sans qu’on sache pourquoi est une attribution qui ne vaut rien.

Comment lire un cartel, en trois secondes

Repérez le mot qui précède le nom. S’il n’y en a pas et que le nom suit immédiatement la désignation, c’est l’article 3 qui s’applique : l’auteur est garanti. S’il y a « attribué à », l’époque est garantie et l’auteur est probable. S’il y a « atelier de », ni l’un ni l’autre, mais la direction du maître. S’il y a « dans le goût de », « d’après » ou « manière de », vous achetez un objet et une ressemblance.

Et s’il n’y a aucun mot du tout, aucun nom, aucune date — demandez la facture. L’article premier est de votre côté.

Pièces citées

Quatre entrées du registre
MobilierNo 228
Cabinet à hauteur d'appui, Paris, vers 1690

Cabinet à hauteur d'appui marqueterie de laiton et d'écaille

Par André-Charles Boulle, Paris, vers 1690

Bâti de chêne, placage d'ébène, marqueterie de laiton et d'écaille de tortue, bronzes dorés, dessus de marbre vert

101,3 × 117,6 × 50,0 cm186 000 €
MobilierNo 230
Commode en laque de Chine, Paris, vers 1750-1765

Commode en laque de Chine décor de pavillons et de figures

Attribué à Adrien Faizelot Delorme, Paris, vers 1750-1765

Bâti de chêne, laque noire à décor en relief, bronzes dorés, dessus de marbre

89,6 × 128,3 × 81,9 cm92 000 €
MobilierNo 227
Commode à ressaut, Paris, vers 1775-1792

Commode à ressaut placage d'acajou et de bois de corail

Attribué à Claude-Charles Saunier, Paris, vers 1775-1792

Bâti de chêne, bois de corail, placage d'acajou, bronzes dorés, dessus de marbre

90,8 × 131,5 × 59,7 cm96 000 €
OrfèvrerieNo 207
Coupe de présentation, Allemagne, milieu-fin du XVIᵉ siècle

Coupe de présentation vermeil, d'après un dessin de Virgil Solis

D’après Virgil Solis, Allemagne, milieu-fin du XVIᵉ siècle

Argent doré

50,8 × 20,4 cm78 000 €